Archive pour poète

Les sources de Shamballah 2: William Butler Yeats

Posted in Les Sources de Shamballah with tags , , , , , , , , , on 14 septembre 2009 by taranzano

voilà la suite de notre making of:

TOME 1, P. 13 : « J’avais été chargé de surveiller les activités d’un certain William Butler Yeats… »
(Voir aussi P. 23).

Qui est William Butler Yeats ?


William Butler Yeats

Dans la BD, Malcolm en parle comme d’ « un poète soupçonné d’entretenir des sympathies avec certains groupes révolutionnaires irlandais… »

Or, ce personnage que doit surveiller Malcolm n’est pas un personnage de fiction.
Ecrivain irlandais, fils du peintre John Butler Yeats, il est né à Sandymount, près de Dublin, le 13 juin 1865, et mourut en France, près de Roquebrune-Cap-Martin, le 28 janvier 1939. Il fut, avec Synge, l’initiateur de la renaissance culturelle de l’Irlande dans les dernières années du XIXème siècle.

En l’occurrence, il s’est aussi passionné pour l’occultisme et l’ésotérisme, ce qui le conduisit à s’intéresser à la « Société Théosophique » de Blavatsky, avant d’intégrer réellement « L’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée », suite à sa rencontre avec Mathers (Voir P. 14 / 15).
Initié sous le nom de « Demon Est Deus Inversus » (« Le Diable est l’inverse de Dieu »), il sera lui-même le grand maître de cette société secrète pendant deux ans, de 1901 à 1903.
En 1922, il a écrit un essai autobiographique « The trembling of the Veil » (« Le frémissement du voile », traduit en français en 1970, aux éditions Mercure de France), où il consacre tout un chapitre à ses souvenirs concernant la « Golden Dawn ».
Ce passage a fourni aux auteurs une masse considérable d’éléments réels et d’anecdotes pour la rédaction du scénario, qui sont détaillés plus loin.

L’allusion à « Certains groupes révolutionnaires irlandais… » fait évidemment référence aux indépendantistes irlandais.

Même si ceux-ci ne se regroupent effectivement qu’en 1913, sous le nom des « Volontaires Irlandais » (ancêtre de l’IRA, fondée par Michael Collins en 1919), les Irlandais partisans de la lutte violente contre les Anglais agissent déjà sous le nom de « Confrérie de Fenian », depuis 1858.

Il est donc crédible qu’un agent de renseignement anglais comme Malcolm s’intéresse de près aux Irlandais, et notamment à un Irlandais tel que Yeats, fortement impliqué dans le renouveau de son pays, même sur le « simple » plan culturel.

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